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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 08:33
La fête des Boeufs Gras à Bazas, jeudi 23 février 2017.

La fête des Boeufs Gras à Bazas, jeudi 23 février 2017.

Quand vous rencontrez par hasard l'expression « vols d'opportunité », que vous la prenez au vol, en parcourant la presse un matin et en vous contentant des titres, que vous la saisissez comme une chance qu'il ne faudrait pas laisser passer, vous songez aussi, tout de suite, à ces oies sauvages que vous voyiez se rassembler au-dessus de vos têtes à Bazas, lors de la fête des Boeufs Gras, et qui vous distrayaient opportunément avec leurs cris que ne parvenaient pas à couvrir les fifres et les tambours, la foule à l'arrivée des échasses, les enfants applaudissant les « chars » -des remorques tirées par des tracteurs, derrière lesquelles marchaient deux par deux les boeufs. Ces oies avec leurs triangles, leurs vagues rappelaient, bien que vous ne les ayez pas connues, qu'on vous les ait seulement racontées, celles que formaient les avions alliés, les forteresses volantes partant bombarder l'Allemagne, elles faisaient penser à la guerre plutôt qu'au merveilleux voyage de Nils Holgersson. Sans doute parce que cette fête des Boeufs Gras à Bazas est une fête triste, bien qu'on y rigole et s'arsouille presque autant qu'à Bayonne, une cérémonie funèbre, et qu'on regarde passer ces pauvres bêtes qui marchent vers le sacrifice avec tendresse sinon gravité, avec de l'inquiétude, car leur force est tout sauf tranquille.

 

 

Voilà comme vous entendez, quand vous la rencontrez dans le journal, l'expression « vols d'opportunité ». Comme un « vol d'opportunités », des chances par milliers et à saisir toutes affaires cessantes. Une vente flash, l'occasion du siècle. À cueillir, comme on cueille le jour, et à ne manquer sous aucun prétexte. Mais vous la voyez aussi, quand vous songez à Bazas, comme une menace qui plane, qui grandit, et qui bientôt occupe tout le ciel et obscurcit la journée qui s'annonçait si belle.

 

 

La réalité est celle-ci. Si vous voulez bien maintenant lire l'article, le lire jusqu'au bout. Les forces de police du commissariat d'Épinal, selon le journal en ligne, ont relevé des agissements assimilés à des « vols d’opportunité ». On vous explique: « certains résidents veulent profiter des premiers rayons de soleil de l’année et laissent les fenêtres ouvertes, voire même les portes. Un contexte que certaines personnes mal intentionnées comptent bien exploiter. A priori, ces dernières profitent de ces accès faciles pour pénétrer dans les maisons et y dérober ce qu’elles peuvent bien trouver. Généralement, ces voleurs opportunistes cherchent avant tout du numéraire. Et visiblement, la présence des résidents à domicile ne les intimide pas plus que ça.

Face à ces agissements, la police invite à une grande vigilance. Pensez à fermer vos portes et fenêtres ou à sectoriser les zones de votre domicile si vous avez des alarmes, si vous êtes par exemple dans votre jardin. » (Vosges matin, édition du 15 mars 2017)

 

Bazas, le 23 février 2017.

Bazas, le 23 février 2017.

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Denis Montebello
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commentaires

Pascale 15/03/2017 13:53

"Vols d'opportunité", expression ou titre seuls, me parle de voyage aérien qu'il serait opportun de réserver en vue de faire une affaire. Ça doit s'appeler une promotion...
Las! la réalité est contrariante...

Denis Montebello 16/03/2017 17:34

Il y a aussi le vol yogique, dont je me garderai bien de faire l'apologie. Frappé n'est pas mon nom.