Il est juste de traduire weave par « tissage ». Encore faut-il préciser de quel « tissage » on parle. Si c'est des fils entrelacés formant une corde, un tapis, de la laine ou des bandes de tissu, ou d'autres tresses. Celles qu'on fait, petite fille, à sa poupée, et qu'on se fera plus tard. Longues avec extensions. Des faux cheveux comme des vrais quand on les a comme lui « jolis ». S'il faut étendre le « tissage » à d'autres domaines, au discours qu'il tient avant son départ pour Davos, à cet « écheveau d'élucubrations bizarres, de digressions monotones coupées de soupirs entendus, reliées par un fil connu, comme toujours, de lui seul. » (Philippe Coste, Libération, le 21 janvier 2026)
S'il fallait retenir une chose de ce « tissage », ce serait le début : « Dieu est très fier de moi ».
Mais on aurait tort d'en rire. D'ailleurs personne ne rit, à Davos. Où les Européens attendent avec angoisse le passage de l'ouragan Trump. C'est ce qu'on peut lire aussi ce matin dans la presse
Filer la métaphore, c'est bien gentil, mais ce n'est pas sans risque. Pour sa santé mentale. On n'est pas si loin qu'on croit, qu'on voudrait croire, du délire psychotique. Pas à l'abri du tissage paranoïaque.
Voyez comment celle-ci nous transporte. Comment on est passé, sans même s'en apercevoir, des troncs calcinés, déposés par la tempête, à un texte qui fait, j'en ai peur, « feu de tout bois ».
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